Nous sommes de retour d’un magnifique voyage à l’autre bout du monde avec notre bébé de 17 mois. Une expérience unique en famille que j’ai envie de partager avec toi dans cet article. Loin de moi l’idée de te faire l’étalage de mes photos & histoires de vacances.  Primo, c’est privé et secondo, cela n’a pas d’intérêt pour toi. L’idée est de t’apporter des informations utiles à travers mon vécu.

Alors, prêt pour l’aventure ? Accroche-toi. Turbulences assurées !

La préparation

Commençons par le commencement. Il faut compter environ 1 mois de préparation. Tu trouves ça abusé ? Alors laisse-moi te lister les tâches à réaliser en amont :

  • Inutile de te dire qu’il faut organiser un minimum ton voyage, si ? En fait, cela dépend surtout de ce que tu recherches. Tu peux y aller en mode « roots » avec ton sac à dos, ton bébé sous le bras et aller où le vent te mène. Mais mon article ne sera pas 100%  adapté à tes recherches. Nous, c’était plutôt les vacances, les vrais. Celles du confort, de la détente et du dépaysement. Du coup, si tu es dans cette même optique, prévoir un minimum pour être tranquille là bas parait évident ;
  • Faire une liste d’affaires à emmener dans tes valises (attention : un bébé nécessite BEAUCOUP de matériel) ;
  • Emmener bébé chez le pédiatre ;
  • Constituer une trousse de secours adulte et enfant ;
  • Achats pour le voyage (exemple: acheter des serviettes microfibres qui prennent moins de place dans la valise).

Puis, juste avant ton voyage n’oublie pas de :

  • Contacter les hôtels pour confirmer ta venue (et surtout t’assurer qu’ils ont bien prévu un lit bébé). Rappel toi tu es à l’autre bout du monde. Il vaut mieux être prévoyant ;
  • Faire tes achats de dernière minutes (exemple : quand tu te rends compte que pour emmener ton porte bébé, baaaah il te faut un sac de transport ! ) ;
  • Faire tes lessives et repassage pour le jour J ;
  • Organiser les affaires dans les valises de manière optimale.

Pour ma part, j’ai énormément consulté le site voyage et enfants pour l’organisation de mon voyage. Ce site regorge de témoignages et d’informations utiles.

Comme je suis sympa, je te partage ma liste de bagages. Elle est perso et brouillon, ce qui est utile pour moi, ne l’est peut-être pas pour toi mais elle t’aidera à te donner des idées pour la constituer.

En route !

Te voilà prêt ! Certes chargé comme une mule mais pressé de vivre LA grande aventure !

Alors laisse-moi te raconter mon expérience …

Je suis partie à Bali en famille. Nous étions 5. Luca, Papi, mamie, papa et maman (moi). Nous sommes partis avec la compagnie aérienne Emirates à Zurich, avec une escale à Dubaï. C’était un vol de nuit, plus agréable, puisque bébé dort….Enfin ça c’est la théorie !

En réalité, prépare-toi à passer une nuit blanche. J’espère que tu as suivis mes conseils et que tu t’es bien organisé car 15h de vol, c’est long ! Il va falloir t’armer de patience, chanter, jouer, bercer, utiliser tous tes pouvoirs magiques pour que bébé soit patient. Tu veux connaitre mon arme secrète ? Mamie. Et oui, il faut se l’avouer. Mamie est douce et patiente. Alors que toi, quand ton bébé hurle et que tout le monde te regarde énervé, comment te dire poliment… tu as l’impression d’être une cocotte minute qui va exploser ! Bref, tu l’as compris l’avion ce n’est pas la partie la plus exaltante de ton voyage. Mais c’est le passage obligé, alors la règle d’or c’est de se détendre. Pour occuper ton bébé, je te conseille de prévoir des jouets et suffisamment de nourriture (celle qu’il préfère) pour que bébé ne manque de rien. Ne pas hésiter à faire la chaise musicale : papa, maman, mamie, papi et ainsi de suite, pour que chacun puisse avoir son temps de repos.

Les petits plus chez Emirates quand tu voyages avec bébé :

  • tu passes en priorité dans les files d’attente.
  • tu as le droit d’emmener un ou plusieurs bagages en soute (10kg max), un bagage à main et ta poussette en cabine (elle doit être pliable, aux dimensions IATA). Grâce à ses règles assez souple, j’ai pu emmener mon porte bébé Deuter en plus sans payer de frais supplémentaires.
  • Tu peux avoir un berceau (mais soit prévenu, à chaque turbulence, tu vas devoir réveiller ton petit et l’attacher sur tes genoux … crise garantie !)
  • Ton bébé reçoit des cadeaux à chaque vol

Ces petits + lorsque tu voyages avec bébé sont agréables. Mais j’imagine que la plupart des compagnies aériennes prévoient des solutions pour les familles.

Car loin de moi l’idée de leur faire de la publicité. J’ai vraiment été agacé par le comportement des hôtesses. Alors oui, il ne faut pas faire d’un cas une généralité. En plus, lorsque tu es face à une brêle en anglais comme moi, ça n’aide pas dans le dialogue. J’avoue. N’empêche que chez Emirates, sur les 4 vols que l’on a eu, il y en avait toujours une (ou plusieurs même !) pour être désagréables. Je ne crois pas qu’elles soient formées à être souriantes et sympathiques avec leurs clients. Même chez Easy Jet, ils sont plus sympas. Peut-être que la sympathie est réservée à la classe Business à 10k euros la place … Bref. Il fallait le dire. Quand tu entends “Emirates”, tu t’attends un peu à mieux.

Est-ce que connais la valise Trunki ? C’est mon coup de cœur ! Je cherchais à acheter un bagage en cabine pour Luca et mon attention s’est portée sur une vente privée chez Bébéboutik. Luca l’a tout de suite adopté. En plus d’être hyper ludique, elle est surtout très utile lors des attentes interminables à l’aéroport puisque bébé peut la chevaucher ou être tracté. Rigolade assurée !

Le séjour

Ça y est ! Après un jour passé dans un avion, nous voici ENFIN à l’aéroport de Denpasar. Les valises récupérées et les visas validés, l’aventure peut enfin commencer.

Les transports

Et l’aventure commence avec le taxi. Oublie la location de voiture ou de scooters, la circulation à Bali est un joyeux bordel ! Déjà, ils roulent à gauche. La ceinture de sécurité, ils ne connaissent pas. On ne comprend pas très bien qui est prioritaire. Les panneaux sont rares. Le klaxon est utilisé à outrance car il ne signifie pas “pousse toi c******” comme chez nous mais plutôt une manière polie et civilisée pour dire “fais attention, je suis là”. Et enfin et surtout, il ne faut pas avoir froid aux yeux. Les routes sont très étroites et envahies par les 2 roues. Je vous laisse imaginer les situations parfois dangereuses dans lesquelles vous êtes confrontés… Non, non, je vous assure …le mieux pour votre sécurité c’est de faire confiance à ceux qui ont l’habitude : les chauffeurs de taxis. D’ailleurs, je n’ai pas opté pour le siège auto. Je n’avais pas envie de m’embêter à trimbaler cette chose lourde et encombrante partout. Nous avons pris Luca sur les genoux, le serrant très fort parfois mais oui, j’ai pris le risque de faire confiance à la vie.

La poussette Recaro

Concernant nos excursions pédestres, j’ai opté pour la poussette Recaro quand le lieu me le permettait (exemples : les hôtels et les aéroports). Son petit + : elle est pliable aux dimensions IATA ce qui permet de l’emporter en cabine dans l’avion (en théorie).

 

Le porte bébé DEUTER

Sinon le porte bébé est indispensable. Les trottoirs et les routes sont en mauvais états. Il est donc compliqué de circuler en poussette facilement comme en France. Pour cela, j’ai investi dans un porte-bébé DEUTER. Alors oui, son prix est élevé mais il est largement justifié par sa qualité. Quand tu auras marché toute une journée avec un porte bébé premier prix et que ton dos sera en compote, que bébé aura l’impression d’être cuit à la vapeur, tu m’en diras des nouvelles… Fais-moi confiance, ce produit est top et bébé adore. En plus, tu en trouves facilement en occasion sur le bon coin.

Le décalage horaire

Il faut compter 6 heures en plus de l’heure française. La règle c’est, une fois arrivé, se mettre tout de suite à l’heure locale. Bébé, lui, ne subit pas autant le décalage horaire qu’un adulte puisqu’il fait une sieste en journée. SAUF, si tu as un bébé réglé comme une horloge. C’était le cas pour Luca. Difficile au début. Il était très chamboulé par tous ces changements. Il ne voulait pas dormir le soir ou se réveillait dans la nuit en pleine forme. Au début, il faut l’avouer c’est déprimant. Puis il faut positiver, tu es en vacances sur une île paradisiaque alors s’il ne dort pas, trouves toi des activités nocturnes (exemple: trier les photos, faire un montage vidéo de tes vacances, surfer sur internet, donner des nouvelles à tes proches, te promener au levé du soleil). Lorsque nous avons commencé à être zen, Luca a fait ses nuits là-bas. Coïncidence, tu parles.

Les hôtels

Nous avons réalisé un voyage itinérant qui se résume à trois points de chute :

Ces hôtels étaient exceptionnels, tant sur la qualité de ses espaces mais aussi de ses services. Je te les recommande. Je n’ai aucune critique à faire. Hélas non, aucune anecdote même pas une petite. C’était P A R F A I T.

Les balinais sont du genre chaleureux et accueillant. Ils te font la causette. Excellent d’ailleurs pour réviser ton anglais. Il s’occupe de ton enfant quand tu manges. Il sont souriants et polis. Un monde de Bisounours !

J’ai adoré :

  • la ville d’Ubud, la capitale culturelle et artistique de Bali.
  • la réserve naturelle de Menjangan et son hôtel : une sorte de « Center Parc » en pleine jungle avec les animaux en liberté et des sites protégés. De quoi se sentir une vraie aventurière !

Conseil : Si comme moi tu ne prévois pas d’emmener le lit parapluie pour ton bébé, n’oublie pas de préciser à l’hôtel que tu as besoin d’un lit à barreaux car à Bali les enfants (après le berceau) dorment sur un matelas posé au sol ! Dans notre premier hôtel, absence de lit doté de barreaux. Je te laisse imaginer la chose …. ce fut « trampoline party » sur le matelas et l’after dans le lit conjugal à sauter sur papa et maman. On était ravis.

Le climat

Nous sommes partis fin octobre. Nous étions à la fin de la saison sèche et au début de la saison des moussons. Lorsque nous sommes partis, j’ai checké la météo quelques jours avant et là ……CATASTROPHE ! Cela indiquait orages toute la semaine ! En réalité, lorsque la météo t’indique orage. Ne pas paniquer. Cela veut seulement dire que tu vas te prendre une petite rincée dans la journée soit 15 minutes top chrono. En fait le temps change très TRÈS vite et la température est assez constante, je dirais entre 25 et 33 degré. Il y a assez de soleil pour te brûler la peau ne t’inquiète pas.

Et oui tu l’a compris, l’écran solaire est indispensable et cela sur tout le corps ! Je dis cela par expérience. Un oubli sur une zone du corps peu faire mal, très mal. Surtout quand cela concerne le popotin sur lequel tu t’assois.

Autre produit indispensable : l’anti-moustique ! Pour te convaincre, voici la liste des maladies transmissibles par les moustiques à Bali :

  • le paludisme
  • l’encéphalite japonnaise
  • le Dengue
  • le Chikungunya

Ce serait bête de revenir avec l’un de ces souvenirs, tu ne crois pas ?

Quant à bébé, prévoir beaucoup de body en coton. Sans oublier des casquettes, une paire de lunette de soleil et bien sûr le maillot de bain anti UV qui va bien. Privilégier les habits qui couvrent la peau mais qui laisse passer l’air.

L’alimentation

Mie Goreng végétarien

Si tu aimes les épices et le sucré/salé, la gastronomie balinaise est faite pour toi ! En général, tu manges bien pour pas cher. Il faut absolument goûter :

  • le plat traditionnel Mie Goreng,
  • la sauce peanuts,
  • le pepes de mai mai (daurade)
  • le dadar gulung (dessert)

Pour les meilleures adresses, je te conseille de suivre un guide. Je ne jure que par Lonely Planet. A chaque destination de vacances, nous découvrons un restaurant exceptionnel grâce à lui. Un bonheur ! A Bali, nous avons découvert le restaurant Mosaic à Ubud. Une cuisine fusion entre la France et l’Asie. Ce fût divin. Digne d’un étoilé de chez nous avec cerise sur le gâteau, un responsable de salle français qui travaillait pour le Crocodile à Strasbourg. Etant Alsacienne, j’en étais ravie.

Le restaurant Mosaïc, à Ubud

Pour bébé, là ça se complique un peu. Luca est un petit moineau qui n’aime pas être brusqué. Du coup, j’ai préféré emmener des plats pour ne pas le perturber dans ses habitudes alimentaires. J’ai opté pour les sachets Good goût, pratique pour le transport. Sauf que d’habitude, il mange des repas préparés avec amour par sa maman alors je vous laisse imaginez le résultat avec des repas industriels…échec total ! Il a donc fallu improviser. Et là, heureusement que j’ai emmené des boites alimentaires pour faire le plein au restaurant ! Plutôt que de le laisser mourir de faim, nous lui avons proposé de goûter nos plats. Nous lui avons donné des fruits. Beaucoup de bananes. Du pain aux céréales. Un peu plus de biberons. Bref, nous lui avons donné ce qu’il aime. Car après tout pour lui aussi c’est les vacances !

En quelques photos …

Le retour

Là au moins tu sais à quoi t’attendre. Du coup, tu stresses moins. J’ai même réussis à regarder un film ! Very bad mums, une vraie bouse cinématographique.

Une fois rentré quel bonheur de retrouver sa maison, ses habitudes, son lit, son travail (oui oui je t’assure). Luca a explosé de joie en voyant ses jouets, son lit, sa chambre. Et tu veux savoir le comble ? Il n’a pas du tout eu le jet lag. La première nuit, il était tellement heureux d’être dans son lit et fatigué par ses aventures qu’il a fait sa nuit complète. Du coup, il était à nouveau caler sur l’heure française. Néanmoins, j’avoue tout de même que tout ce chamboulement lui à donner des terreurs nocturnes mais elles ont vite cessé.

Si c’était à refaire ? Sans hésiter !

Nous avons appris beaucoup de cette expérience. Luca a incroyablement grandit durant cette aventure, physiquement et psychologiquement. On est parti avec un bébé qui perdait du poids, qui était très peu câlin, qui était timide avec les inconnus, qui étaient routinié. Nous sommes revenus avec un bébé grandit, qui a pris du poids, qui a appris à s’adapter, à goûter, à s’ouvrir au monde, qui est hyper câlin, qui nous couvre de bisous, qui s’exprime mieux. Bref, comme quoi, sortir de sa zone de confort a du bon, même pour les bébés. Le fait d’avoir vécu cela ensemble non-stop pendant 14 jours nous a soudés plus que jamais.

C’est bien plus qu’un voyage … c’est une leçon de vie.

«Rester, c’est exister. Voyager, c’est vivre»  🌍 Gustave Nadaud

Alors prêt pour l’aventure ?

De tout mon coeur,

Catherine.